Archives de la Catégorie Où ça cause de livres, d’éditeurs et d’écrivains…et ça donne envie de lire !

Les prix de la rentrée 2011

Le prix Goncourt va à Alexis JENNI pour “L’art français de la guerre” (Gallimard). Voir aussi le blog de cet auteur.

Et le Renaudot consacre Emmanuel CARRERE pour “Limonov“(POL).

La Grande Librairie propose une bibliothèque idéale

France 5 propose une émission littéraire spéciale le 26 mai 2011, à 20h 35. Des passionnés de littérature sont réunis pour débattre des livres.

Pendant quatre-vingt-dix minutes, écrivains et artistes exprimeront leurs préférences et leurs aversions pour des titres récemment parus, en justifiant leurs choix. La liste des invités sera bientôt disponible sur le site.



Les débats seront animés par François Busnel, directeur de la rédaction du magazine « Lire ». Cette rencontre littéraire sera ponctuée par les dessins d’humour réalisés au fil de l’émission par Jul. Ce dernier caricature les invités de l’émission depuis sa création en 2008. Dessinateur de presse à « Philosophie Magazine », aux « Échos » et à « L’Humanité » , il a écrit des bandes dessinées comme La Terre vue du fiel (Dargaud, 2011).
C’est la quatrième émission consacrée à la recherche d’une bibliothèque idéale ; les années précédentes, elles s’étaient déroulées au Salon du Livre. Les périodes de Noël et du printemps ont été considérées comme plus propices en 2011.

37e prix du Livre Inter

Le 4 avril 2011, sur France Inter, était dévoilée la sélection des dix ouvrages qui concourront pour le 37e prix, sous la haute présidence d’Amin Maalouf.

Voici les sélectionnés :

- Olivier ADAM – Le coeur regulier (L’Olivier) : « Vu de loin on ne voit rien», disait souvent Nathan. Depuis la mort de ce frère tant aimé, Sarah se sent de plus en plus étrangère à sa vie, jusque-là « si parfaite ». Le coeur en cavale, elle s’enfuit au Japon et se réfugie dans un petit village au pied des falaises.
Nathan prétendait avoir trouvé la paix là-bas, auprès d’un certain Natsume. En revisitant les lieux d’élection de ce frère disparu, Sarah a l’espoir de se rapprocher, une dernière fois, de lui. Mais c’est sa propre histoire qu’elle va redécouvrir, à ses risques et périls.

- Claude ARNAUD – Qu’as tu fait de tes frères ? (Grasset) : Au milieu des années soixante, à la frontière entre Boulogne et Paris, le jeune Claude s’ennuie. Pour échapper au vide ambiant, il passe ses journées à lire entouré de ses frères Pierre et Philippe, deux aînés si beaux et doués qu’il peine à se faire une place. Il a douze ans quand le quartier s’éveille – c’est le début d’une nouvelle vie.Mai 68, Paris se soulève, le jeune garçon court les manifestations, découvre le plaisir avec les deux sexes et les paradis artificiels. Il quitte le domicile parental et s’installe chez les uns et les autres, abandonne son prénom pour devenir Arnulf l’insaisissable, se change en agent révolutionnaire puis en oiseau de nuit, fréquente une psychanalyste en rupture et des travestis en tournée, approche certains des penseurs qui vont marquer l’époque.Pendant que la société française entre en révolution, la famille se désagrège : la mère meurt d’une leucémie, l’aîné sombre dans la démence, Philippe fait le tour du monde en stop, on propose à Claude d’apprendre à manier les armes, la décennie de poudre tourne aux années de plomb, Pierre se suicide. Mais la tragédie n’est pas le ressort de ce livre, qui fait revivre la vitalité de la génération du pop-rock et des drogues, de l’amour libre et de la folie revendiquée, sous la houlette de Benny Lévy, le mentor de la Gauche Prolétarienne, et de Félix Guattari, le co-auteur de l’Anti-Œdipe.Qu’as-tu fait de tes frères ?, c’est l’histoire d’une famille marquée par le destin, c’est la chronique d’une époque qui fascine rétrospectivement par sa démesure.

- Pierric BAILLY – Michael Jackson (POL) : cela se passe à Montpellier et met en scène une bande d’amis, certains étudiants, d’autres non, qui semblent passer plus de temps à boire et à faire la fête qu’à suivre leurs cours ou à chercher du travail. Et les fêtes, et les beuveries, nombreuses, sont autant d’occasion d’essayer d’attraper, chacun pour soi au départ, ce qu’on est, ce qu’on veut. Recherche désordonnée d’une originalité à tout prix, histoires d’amour croisées, échanges, interrogations, mais refus de penser à l’avenir.Ici la phrase épouse à la perfection – avec ses ruptures ses accélérations, ses raccourcis – une pensée qui ne cesse de chercher, de fouiller, d’essayer de comprendre.

- Lionel DUROY - Colères (Julliard) : A l’écart de tout lieu commun, loin des bégaiements de la morale ordinaire, dire ce qui est vrai.Pour la première fois, Lionel Duroy a écrit dans l’urgence. À travers les personnages de son roman, il a tenté de saisir, au moment même où ils les éprouvaient, les sentiments violents qui nous traversent quand nous sommes confrontés à des conflits douloureux avec les personnes qui nous sont le plus proches. Ici, et dans le même mouvement, un enfant et la femme aimée. ” Comment avons-nous pu rater à ce point notre propre aventure familiale “, écrit-il, ” alors qu’à chaque instant nous avons eu le sentiment de bien faire ? ” Doit-on vivre pour écrire ? Doit-on écrire pour vivre ? Ces questions hantent Lionel Duroy depuis toujours.Inlassablement, il écrit pour déchiffrer ce chaos d’émotions, de sensations dans lequel le plongent les événements de sa vie. Il écrit pour ne pas faiblir. Pour ne céder ni à la facilité, ni au découragement. Pour refuser les compromis. Il faut traquer le mot, ciseler la phrase, trouver la musique qui permet de creuser au plus profond, d’atteindre au plus intime de soi-même l’endroit où le plaisir est le plus vif et la douleur la plus intolérable.

- Philippe FOREST – Le siècle des nuages (Gallimard) : C’était l’été sans doute. Les vacances étaient déjà commencées. Il avait couché son vélo dans l’herbe toute brûlée par la chaleur du soleil. Peut-être attendait-il allongé sur le sol ou bien se tenait-il assis sur un ponton, les jambes se balançant au-dessus du courant très lent. À perte de vue, le grand ciel bleu du beau temps recouvrait le monde. Il regardait descendre vers lui le signe en forme de croix de la carlingue et des ailes. Lorsque l’avion heurtait l’eau, le choc le ralentissait net. Forant dans le fleuve une tranchée immatérielle, il creusait son sillage entre les rives, rebondissant formidablement d’avant en arrière, basculant sur l’un et puis l’autre de ses flancs, oscillant sur ses deux flotteurs jusqu’à ce qu’il s’arrête enfin : rond avec son ventre vaste comme celui d’une baleine, inexplicable parmi les péniches et les navires de plaisance, immobile comme un paquebot étrange mouillant au beau milieu des terres.

- Christian GARCIN – Des femmes disparaissent (Verdier) : Il a suffi de quatre Japonais dans un bar enfumé de Guangzhou pour activer chez le détective privé Zhu Wenguang – dit « Zuo Luo », ou encore « Zorro » – la lointaine mécanique des souvenirs.De la belle Yatsunari Sesuko, qui a fini sa vie cloîtrée dans un temple bouddhiste, à la timide Zheng Leyun dont la famille fut massacrée pendant la Révolution culturelle, en passant par la délicieuse Yang Cuicui jadis maltraitée par son yakusa de mari, les destinées tragiques des trois femmes de sa vie se répondent, et le convoquent soudain.Ce sera d’abord dans le Chinatown new-yorkais, puis dans l’extrême nord du Japon, aidé par une medium, un chien errant et une enfant perdue, qu’il devra tenter de démêler l’écheveau des souvenirs, au rythme lancinant d’un road movie existentiel bercé de contes traditionnels et de musiques chinoises.

- Mathieu LINDON – Ce qu’aimer veut dire (POL) : Dans ce récit Mathieu Lindon rend hommage à Michel Foucault, au professeur de liberté, à l’ami généreux qu’il fut, qui lui prêtait son appartement pendant ses longues absences qui, sans y toucher, sans peser d’aucune manière, l’a sans doute beaucoup plus guidé et aidé qu’il n’en eut alors conscience. Et par la grâce du talent évocateur de l’auteur ce sont six années de sa jeunesse qu’il nous restitue, agitées, confuses parfois, mais éclairées par cette amitié. Parallèlement à la figure de Michel Foucault est aussi, bien sûr, tracée celle de Jérôme Lindon, le père. Et de Samuel Beckett le bienveillant, et de Robbe-Grillet, Hervé Guibert, tant d’autres anonymes ou connus.

- Yves RAVEY – Enlèvement avec rançon (Editions de Minuit) : Max et Jerry ne se sont pas revus depuis que Jerry a quitté la maison familiale pour l’Afghanistan. Max, son frère, est resté comptable dans une entreprise d’emboutissage.Et, si, un soir, Jerry passe la douane en fraude pour un retour de quelques heures parmi les siens, c’est que, comme Max, il poursuit un objectif qui devrait lui faire gagner beaucoup d’argent. Le plan ne peut échouer. Quitte à employer les grands moyens.

- Olivia ROSENTHAL – Que font les rennes après Noël ? (Verticales): Vous aimez les animaux. Ce livre raconte leur histoire et la vôtre. L’histoire d’une enfant qui croit que le traîneau du père Noël apporte les cadeaux et qui sera forcée un jour de ne plus y croire. Il faut grandir, il faut s’affranchir. C’est très difficile. C’est même impossible. Au fond, vous êtes exactement comme les animaux, tous ces animaux que nous emprisonnons, que nous élevons, que nous protégeons, que nous mangeons. Vous aussi, vous êtes emprisonnée, élevée, éduquée, protégée. Et ni les animaux ni vous ne savez comment faire pour vous émanciper. Pourtant il faudra bien trouver un moyen.

- Chantal THOMAS – Le testament d’Olympe (Seuil) : Nous sommes au milieu du XVIIIème siècle, sous le règne de Louis XV.Deux sœurs, Apolline et Ursule, sont les héroïnes de ce livre. Elles sont nées à Bordeaux, dans un milieu très religieux. Le père, adepte de la Providence, s’adonne avec délice au bonheur de ne rien faire. La mère est en prières. La famille s’enfonce dans la misère. Ce dont Apolline, en disciple de son père, s’aperçoit à peine, tandis que l’aînée, Ursule, ambitieuse et libre, n’a qu’une envie : s’enfuir. Bientôt, les deux jeunes filles se perdent de vue. Apolline est mise dans un couvent, puis devient préceptrice. Elle en sort quelques années plus tard pour retrouver sa sœur mourante, et découvrir dans un manuscrit le récit de ses aventures.Ursule, rebaptisée Olympe, a réussi à se faire emmener à Paris par le duc de Richelieu. Elle rêve de faire carrière au théâtre, mais son protecteur a d’autres plans. Fournisseur royal attitré en matière de plaisir, il offre Olympe à Louis XV. Olympe, aimée par Louis XV, est rongée par le désir de s’imposer face à Mme de Pompadour. Devenue mère, elle croit triompher. Mais, avec la soudaineté des alternances de faveur et défaveur, elle perd tout. On l’exile et la marie de force en province et lorsqu’elle revient à Paris pour dénoncer la violence de son sort, elle est arrêtée et envoyée à l’Hôpital.Ce portrait de deux sœurs qui font des choix opposés – s’en remettre à la Providence, ou miser sur l’intrigue – est l’occasion de raconter un monde dominé par l’étrange duo que forment le duc de Richelieu, le plus célèbre libertin de son siècle, et le roi Louis XV, habité par le goût de la mort, le désir des femmes, et le sens du péché. Les jeux du pouvoir sont imprévisibles, et il est bien hasardeux de vouloir défier son destin.

Des émissions de télévision

Pour ce qui est des émissions télé dont les livres sont le sujet…

Chaînes nationales

France 3

- Un livre, un jour. Chaque jour, du lundi au vendredi à 17h05, Olivier Barrot nous invite à partager un plaisir de lecture. A revoir sur le net.

- Ce soir ou jamais. Diffusée en direct du lundi au jeudi en deuxième partie de soirée, c’est une émission de télévision culturelle présentée par Frédéric Taddeï. Egalement visible sur le site internet de l’émission.

- Culturebox est le site internet culturel de France 3 qui regroupe toutes les vidéos (nationales et régionales) qui ont trait notamment à la littérature.

France 2
Des Mots de minuit est une émission culturelle présentée par Philippe Lefait le mercredi à 00h30. Deux intellectuels et artistes de tous horizons échangent leur «manière de voir», sur la société en général et sur la culture en particulier, avant que plusieurs critiques les rejoignent pour faire le point sur l’actualité culturelle de la semaine.

- Dans quelle étagère est une émission centrée sur l’actualité du livre, du lundi au vendredi à 09h05. Monique Atlan propose un face à face inédit d’une minute trente avec un auteur. Un éclairage sur l’écriture et l’histoire de l’ouvrage à revoir aussi sur le net.

TF1

- “Au Field de la nuit“, émission littéraire du lundi soir animée par Michel Field qui se plonge avec gourmandise dans tous les genres : romans, polars, BD, essais ou biographies… ainsi que dans les adaptations littéraires au théâtre, au cinéma, en chanson ou autour du Web. Entouré de ses chroniqueurs, il reçoit les auteurs et les artistes qui font l’actualité. Marque de fabrique de l’émission, les questions des lycéens présents sur le plateau créent un débat renouvelé et rafraîchissant.

France 5
La grande librairie, émission présentée par François Busnel le jeudi à 20 h 35. Magazine qui suit de près l’actualité littéraire avec au menu quatre écrivains connus, français et étrangers.

Des émissions de radio

Voilà listées quelques émissions de radio autour des livres… La plupart sont podcastables (si vous ne pouvez -ou ne voulez pas- rester collés à votre poste pour les écouter, elles restent disponibles en écoute à la carte sur les sites internet des radios). Il y en a pour tous les goûts : pour ceux qui veulent des critiques de livres, pour ceux qui préfèrent écouter les écrivains parler directement, pour les grands et parfois les petits…

Radios nationales

France Inter
- Le masque et la plume, le dimanche (une fois sur trois littérature), 20h-21h. Il s’agit d’une émission où Jérôme Garcin, accompagné des critiques Olivia de Lamberterie (Elle), Michel Crepu (La revue des deux mondes), Arnaud Viviant (Regards), Patricia Martin (France Inter), Jean-Claude Raspiengeas (La Croix), Nelly Kaprièlian (Les Inrockuptibles) et Jean-Louis Ezine (Le Nouvel Observateur), dissèquent et débattent avec virulence de l’actualité littéraire.

Livres en poche, le dimanche, 7h55-8h. Jacqueline Petroz réussit toujours (et en moins de 5 minutes) à nous donner très envie de lire 3 livres, et uniquement des poches….

- Cosmopolitaine, le dimanche, 14h-15h. Paula Jacques invite et fait parler des écrivains du monde entier.

- Les liaisons heureuses, le samedi, 15h-15h45. Colombe Schneck invite deux écrivains qui se lisent et parlent de littérature.

- La librairie francophone, le samedi, 17h-18h. Emmanuel Khérad anime cette émission culturelle et littéraire, coproduite et diffusée par les radios francophones publiques (Radio Canada, la RTBF en Belgique, la Radio Suisse Romande). L’objectif est de mettre en valeur des auteurs, découvrir des talents de ces différentes cultures et donner une place à la défense de la langue française.

- Noctiluque, le lundi, 1h-5h. Brigitte Kernel consacre la nuit entière aux écrivains et à l’écriture sous toutes ses formes.

- sans oublier le fameux Prix du livre Inter

France Culture

- Jusqu’à la lune et retour, le samedi de 21h30 à 22h. Emission de Aline Pailler pour aller à la découverte de l’actualité des spectacles pour enfants et adolescents et/ou de la littérature de jeunesse. Parfois certaines émissions peuvent être thématiques pour faire le point dans un domaine de la problématique spectacle / littérature de jeunesse.

Radios régionales

Radio Larzac

- Le passeur, le mardi de 17h à 18h, rediffusé le samedi à 10h. Une émission mensuelle autour de la lecture, en association avec la bibliothèque de Millau, les librairies Plumes, Comédia.

- Les aventures de Fifi Brin d’Acier, le mercredi à 18h30, rediffusé le samedi à 16h. Lectures des aventures de la petite rousse, Fifi Brin d’acier, par Claudine.
avec un nouveau chapitre tous les 15 jours.

Radio France Bleu Gard Lozère

C’est à lire en ce moment, le samedi à 08h12 et le dimanche à 07h43. Découvrez un livre sélectionné par France Bleu Gard Lozère et Jocelyn Pacchiana.